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L’ENTREPRENEURIAT : “La destruction créatrice”

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L’entrepreneuriat peut être définis comme un « processus de conception et de lancement de nouvelles activités économiques. »

Ainsi, l’entrepreneuriat (et non « entreprenariat » malgré l’usage verbal plus commun) recouvre les activités qui concourent à la formation et à la croissance d’une entreprise, dont la conséquence première est la création de valeur (richesse, emploi). Cela peut aussi concerner des formes d’organisation sans but lucratif, par exemple dans l’entrepreneuriat social. Les formes d’entrepreneuriat varient selon le type d’organisation qui est mis en place. Par exemple : l’entrepreneuriat social et/ou culturel.

La compréhension que nous avons de l’entrepreneuriat doit beaucoup en réalité, à l’économiste autrichien Joseph Schumpeter, ainsi qu’à l’école autrichienne.

Pour Schumpeter (1950), un entrepreneur est une personne qui veut et qui est capable de transformer une idée ou une invention en une innovation réussie. L’entrepreneuriat conduit à une « destruction créatrice » dans les marchés et les secteurs de l’économie, parce que de nouveaux produits et modelés économiques arrivent et remplacent les anciens. Du coup, la destruction créatrice est à l’ origine du dynamisme industriel et de la croissance à long terme. Ainsi pour illustrer ce propos, l’on pourrait soutenir qu’Henry Ford, lorsqu’il s’établit en 1906 comme chef d’entreprise n’est pas un entrepreneur. Mais qu’il le devient plus tard en 1909, lorsque ses usines commencent à fabriquer la fameuse « Ford T » et font évoluer l’automobile vers le statut d’objet de consommation courante, et qu’il met en œuvre le système de la chaine de montage qui permet à la fois de baisser les couts de production et d’accroitre le débit de la production, ce qui ouvre la porte à la production de masse. Un autre exemple de véritable entrepreneur avec Alfred Krupp qui concentre verticalement ses entreprises, et met en pratique le nouveau procédé de fabrication de l’acier imaginé par l’anglais Henry Bessemer (voir son histoire).

A la lumière de cette pensée édifiante de l’économiste Schumpeter, nous constatons clairement que l’entrepreneuriat est un levier de développement, d’innovation  et de croissance économique. Par conséquent dans une économie en perpétuelle mutation, et vu la précarité de l’emploi, surtout des jeunes de moins de 35 ans ; nos autorités doivent mettre l’accent sur l’entrepreneuriat, et l’encourager fortement sous toutes ses formes. Pour ce faire, ils doivent mettre en place des structures pour la promotion de l’entrepreneuriat, des structures pour l’accompagnement des jeunes entrepreneurs, de la création jusqu’à la croissance de leurs entreprises. Et surtout, la création de fond d’accès au financement pour les PME. Parce que, une chose est de créer une entreprise, et une autre chose est de la faire réussir. Ainsi, pour Schumpeter « l’entrepreneur est certes motivé par la réalisation de bénéfices générés par les risques pris et la réussite. C’est pourquoi, l’entrepreneur est considéré des fois aussi comme un preneur de risque. »

A cet effet, d’autres penseurs partage la même pensée que Schumpeter. Pour Frank Knight (1967) et Peter Drucker (1970), l’entrepreneuriat consiste à prendre des risques. Pour eux, l’entrepreneur est une personne qui est prête à mettre en jeu sa carrière et sa sécurité financière pour mettre en œuvre une idée, à mettre son temps et son capital dans une entreprise risquée. Une autre définition de l’entrepreneuriat décrit le processus de découverte, d’évaluation et d’exploitation d’occasion. Ainsi un entrepreneur peut être défini comme « quelqu’un qui agit non en fonction des ressources qu’il contrôle actuellement, mais qui poursuit inlassablement une occasion » (Jeffry Timmons). Par contre, en 1985, Peter Drucker révise sa position, selon lui l’entrepreneuriat intelligent consiste à ne pas prendre de risques.

Dans la même année (1985), Gifford Pinchot III, introduit le terme d’ « Intrapreneuring » (traduit en « intrapreneuriat » en français) qui décrit les activités entrepreneuriales au sein même d’une grande organisation.

Pour Verstraet et Fayolle (2005), pour eux quatre (4) paradigmes permettent de cerner le domaine de recherche en entrepreneuriat, qui est :

  • La création d’une organisation (non réduite à la seule création d’entreprise, et que les expressions « émergence organisationnelle » ou « impulsion d’une organisation » étant plus appropriées).
  • La détection, construction, exploitation d’une occasion d’affaires.
  • La création de valeur
  • L’innovation

Notez bien, que ces paradigmes sont complémentaires, plutôt que dissociateurs.

Par conséquent ces deux auteurs proposent la définition suivante :

« Entrepreneuriat : Initiative portée par un individu (ou plusieurs individus s’associant pour l’occasion) construisant ou saisissant une occasion d’affaires (du moins ce qui est apprécié ou évalue comme tel), dont le profit n’est pas forcement d’ordre pécuniaire, par l’impulsion d’une organisation pouvant faire naitre une ou plusieurs entités, et créant de la valeur nouvelle (qui est plus forte dans le cas d’une innovation) pour des parties prenantes auxquelles le projet s’adresse » (p44).

Paturel (2007) quant à lui, propose une définition syncrétique de l’entrepreneuriat. Celui – ci « est à partir d’une idée, l’exploitation d’une opportunité dans le cadre d’une organisation impulsée, créée de toutes pièces ou reprise dans un premier temps, puis développée ensuite, par une personne physique seule ou en équipe qui subit un changement important dans sa vie, selon un processus qui aboutit à la création d’une valeur nouvelle ou à l’économie de gaspillage de valeur existante ».

Dans cette perspective, et étant donnée sa force de « destruction créatrice », l’entrepreneuriat est indissociable de l’approche projet.

  • Le terme « Entrepreneur » lui-même, recouvre différentes significations connexes mais distinctes :
  • L’usage courant l’assimile à un chef d’entreprise, tantôt porteur d’un projet d’entreprise en phage de démarrage, tantôt dirigeant d’une entreprise d’avantage établie, à laquelle le plus souvent il s’identifie étroitement et personnellement ;
  • L’entrepreneur correspond également à l’appellation donnée aux chefs d’entreprise de différents secteurs du bâtiment ou des travaux publics…
  • En droit, l’entrepreneur (ou maitre d’œuvre) désigne « la personne qui dans un contrat d’entreprise s’engage à effectuer un travail en réponse à la demande d’un maitre d’ouvrage.

Le présent article (livre) traite de la première acceptation.

  • La personnalité de l’entrepreneur, l’identification de l’entrepreneur à son projet d’entreprise ou à une entreprise établie explique le degré fort de son implication.

A la différence du terme d’homme d’affaires, le terme d’ « entrepreneur » laisse entendre que celui-ci est fortement investi matériellement et/ou moralement dans le développement et le déploiement de son projet. Il est en effet investi d’une mission de salut public. La réunion et la mobilisation de ressources pertinentes, ainsi que la volonté de pérennisation de celle-ci dans le cadre durable d’une organisation voire d’une institution.

Pour autant, des exemples abondent qui montrent que les qualités indéniables chez un « entrepreneur » ne coïncident toujours pas avec celles du « gestionnaire » :

  • Le premier est doté en principe du leadership et la vision en phase avec les enjeux et les risques.
  • Le second dispose normalement des vertus hautement nécessaires pour assurer la gestion au quotidien des revenus et des charges.

La forte personnalité de l’ « entrepreneur » souvent inséparable de l’entreprise qu’il a fondée ou relancée et pratiquant un leadership souvent sans partage, fait que sa disparition, lorsque la prise de relais n’est pas suffisamment préparée, entraine fréquemment une crise de succession dont les effets à terme peuvent être dévastateurs, surtout au moment où l’entreprise se sent « orpheline ». Il est donc utile de prendre en compte l’influence que la personnalité de l’entrepreneur exerce sur son entreprise.

Selon une étude du cabinet Ernst & Young, « on ne nait pas entrepreneur, on le devient ». Mais d’autres études soulignent que « les ¾ des entrepreneurs sont issus d’une famille d’entrepreneur ».

Beaucoup plus qu’un rentier-capitaliste, simple propriétaire des moyens de production.

  • Evolution de la vision de l’entrepreneur

Les caractéristiques dominantes de la personnalité entrepreneuriale ont évolué :

  • Les précurseurs : pour Richard Cantillon (1723), l’entrepreneur achète des produits et services à un prix certain pour le revendre à un prix incertain sur le marché, après défraiement des frais de transport.
  • Jean – Baptiste Say (1767 – 1832) fonde véritablement le concept et lui confère une consistance significative.
  • Marcel Broust utilise l’image glorifiée de l’entrepreneur pour décrire avec emphase un des personnages du roman « La Prisonnière » (1923) : « c’était un homme, un vrai, un entrepreneur ».
  • Joseph Schumpeter redonne a l’entrepreneur une place importante en le désignant comme étant ‘’ l’homme de l’innovation’’ :

Parce qu’il incarne et porte le pari de l’innovation, son dynamisme assure la réussite de celle-ci : « l’entrepreneur est un homme dont les horizons économiques sont vastes et dont l’énergie est suffisante pour bousculer la propension à la routine et réaliser des innovations ». C’est un véritable aventurier qui n’hésite pas à sortir des sentiers battus pour innover et entrainer les autres hommes à faire autre chose que ce que la raison, la crainte ou l’habitude leur dictent de faire. Il doit vaincre les résistances qui s’opposent à toute nouveauté risquant de remettre en cause le conformisme ambiant. L’entrepreneur est beaucoup plus qu’un chef d’entreprise, simple administrateur, ou gestionnaire.

 Dans une période plus récente, divers auteurs enrichissent le concept de plusieurs manières :

  • Busenitz et Barnej (1997) défendant le fait que les entrepreneurs sont susceptibles d’être trop confiants ou de généraliser trop facilement.
  • Cole (1959), définit quatre types d’entrepreneur : l’innovateur, l’inventeur qui calcule, le promoteur trop optimiste et le constructeur d’organisations.
  • Burton W. Folsom Jr. Distingue quant à lui ce qu’il appelle ‘’l’entrepreneur politique’’ qui cherche le profit pour son affaire en usant de son influence politique afin d’obtenir des faveurs et des accords avec le gouvernement, de ‘’l’entrepreneur de marché’’ qui cherche le profit sans mettre en jeu son influence.
  • David Mcdelland (1961) : l’entrepreneur est avant tout motivé par un besoin débordant de réalisation, par ‘’la nécessité de construire’’.
  • Collins and More (1970) : (étude du cas de 150 entrepreneurs) concluent qu’ils sont durs, pragmatiques et conduits par le besoin d’indépendance et de réalisation, et peu enclins à se plier à l’autorité.
  • Peter Drucker dans son ouvrage : les Entrepreneurs (1985), insiste sur l’innovation et l’esprit d’entreprise (entrepreneurship).
  • Bird (1992) : voit les entrepreneurs comme étant Mercuriels et imprévisibles, sujets à des intuitions, des activités cérébrales intenses, et des déceptions, c’est pourquoi ils sont ingénieux, plein de ressources, malins, opportunistes, créatifs, et sentimentaux.

Pour autant, l’entrepreneur crée de la valeur comme le salarié et comme lui il est aussi motivé par un ensemble de mobiles irrationnels dont les principaux sont sans doute la volonté de puissance, le gout sportif de la victoire et de l’aventure, ou la joie simple de créer et de donner vie à des conceptions et des idées originales.

Pour Schumpeter, le profit est la sanction de l’initiative créatrice des risques pris par l’entrepreneur. Cependant, cette conception est contraire aux économistes classiques qui font du profit la contrepartie des efforts productif (capital et travail) de l’entrepreneur, ce qui  est plutôt celle du chef d’entreprise. Elle est également contraire à la conception marxiste, qui place l’origine du profit dans la confiscation de la plus-value, c’est-à-dire l’appropriation d’une partie du fruit du travail des salariés, là on trouve plutôt le rentier-capitaliste.

In fine, retenez que : L’ensemble des entrepreneurs d’un même pays forme l’entrepreneuriat !

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ÉCHEC ET RÉUSSITE : 2 FACES D’UNE MÊME MÉDAILLE

«Il n’y a pas de réussite sans échec»

L’échec, la réussite et l’apprentissage font partie de notre vie quotidienne. Ce sont des bases qui nous permettent de grandir en tant que personne.

Comprenez que l’échec est ce qui participe de mieux à votre réussite, mais la peur de l’échec est ce qui nuit le plus à votre succès. Du coup, n’ayez pas peur d’échouer, échouer souvent et vite.
Réussir c’est bien mais échouer c’est mieux, vous devez comprendre que c’est l’échec qui vous rend plus fort. Si le premier plan que vous avez adopté échoue, imaginez en un autre, si celui-ci échoue également, essayez en un autre et ainsi de suite ; jusqu’à ce que vous trouviez celui qui convient le plus.

Trop de gens se décourage rapidement, c’est alors l’échec. N’oubliez pas que si vous échouez, toute défaite temporaire n’est pas un échec permanent. Et signifie seulement que votre plan de départ n’était pas adapté, ou était mal conçu ; du coup, recommencez inlassablement. Rien n’est jamais perdu pour celui qui refuse d’abandonner. Souvent des hommes riches, nous ne connaissons que leur triomphe et nous ignorons les échecs passagers qu’ils durent surmonter.

« Echouer, c’est l’opportunité de recommencer, fort d’une plus grande confiance.» Henry Ford

On dit souvent, qu’il ne faut pas laisser le succès vous monter à la tête ; par contre il ne faut pas non plus laisser l’échec vous casser le moral. En effet, dans la vie sachez que parfois, ou plutôt souvent les choses ne passeront pas comme prévue, et ainsi va la vie, et vous devez vous y remettre.

Pour les milléniaux, de nombreux jeunes de ma génération, il est plus facile d’abandonner quand rien ne fonctionne. Par contre s’il y a bien une chose que vous ne devriez pas faire, c’est tout simplement de : ne pas abandonner ! Car sans vous mentir, vous allez connaitre probablement des échecs, beaucoup d’échecs, ça sera douloureux et vous allez en souffrir. Mais je vous dis, en réalité il n’est pas du tout facile d’abandonner.

Du coup, je vous conseille de noter à chaque fois sur une feuille blanche, toutes décisions importantes que vous allez prendre dans votre vie. Collez cette feuille sur un mur de votre chambre ou sur un miroir c’est égal, pour que vous l’ayez constamment sous vos yeux. Et le jour que vous décidez de ne plus respecter cette décision, décollez cette note et brûler la, en vous disant « j’abandonne. » la leçon derrière ce conseil est qu’il est hyper difficile d’abandonner, mais très facile d’oublier. Donc, ne faites pas semblant d’abandonner en oubliant.

Sachez qu’échouer ne veut pas dire que votre idée n’était pas valide ou que votre rêve n’était pas assez grand. Mais l’échec signifie tout simplement qu’il y a quelque chose à apprendre, ou une autre voie à suivre. Il y a une citation de Woody Allen qui dit que « 90% de notre succès dépend de notre capacité à insister. » Du coup, insistez, insistez et insistez !

Je vais vous raconter une histoire !

Walt Disney a été renvoyé du journal pour lequel il travaillait pour manque de créativité. Il a alors fondé sa première entreprise, Laugh – O – Gram Films, dédiée à l’animation, mais rapidement, il fut contraint d’y mettre fin. Finalement, il est allé à Hollywood, et ses films ont enfin commencé à avoir du succès. A cet effet, il a écrit ces mots :

« je ne peux pas croire qu’il existe des obstacles insurmontables pour les personnes qui savent comment faire de leurs rêves une réalité. » Walt Disney

Thomas Edison à échoué mille fois, avant de pouvoir inventée la lampe électrique,
Le milliardaire chinois, Jack Ma fondateur de « Alibaba », dit avoir essuyé plusieurs échecs, avant de pouvoir en fin réaliser son rêve ultime.

Il existe de nombreuses histoires comme celles de Walt Disney, Thomas Edison et Jack Ma. A un moment ou un autre de notre vie, nous sommes tous passé par des moments d’échec au cours desquels il a été nécessaire de rectifier le tir et de recommencer, souvent à zéro.

Ainsi je vais vous citer trois (3) points positif de l’échec :

  • L’échec est une nouvelle voie à prendre, cela vous montre simplement où vous ne devriez pas aller.
  • L’échec est une chance. Dans ce sens que c’est une occasion de se réévaluer et d’en sortir plus fort, et avec un raisonnement meilleur qu’avant.
  • L’échec n’est pas une fin en soi. Peu importe à quel point il peut être pénible voire très dur à surmonter, l’échec vous donne simplement une autre chance de tout réessayer.
    La vie est un voyage incertain et angoissant, mais c’est ce qui fait toute sa magnificence.
  • Il y a d’ailleurs une citation qui dit si vous êtes croyant, que « c’est dans la persévérance que l’on voit Dieu. »
    Du coup, échouez et échouez souvent !
    En fin, n’oubliez pas que l’échec ne vous tuera pas, mais la peur de l’échec, elle, peut vous empêcher de réussir.

*Modibo Kane

L’échec, c’est la réussite dans le progrès !
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COMMENT REDIGER UN BUSINESS PLAN EFFICACE EN 6 ETAPES

L’on à coutume de dire que : « pas de Plan d’Affaires, pas de financement ». Cette maxime est logiquement juste si vous voulez décrocher un financement pour votre projet, ou pour votre start-up. Ainsi, dans cet article je vous dévoilerai comment construire ce précieux sésame en six (6) point clés.

Le plan d’affaires communément appelé « Business Plan » en Anglais. Mais de quoi, s’agit-il théoriquement ?

Le Plan d’Affaires est un document qui vous permettra de convaincre des investisseurs potentiels de croire en votre projet. C’est un document de 30 pages maximum en générale, interne et externe de votre projet, avec des textes et des chiffres. A cet effet, il réunit l’ensemble des points clés, arguments, indicateurs. En un mot il rend compte de l’attractivité même de votre projet. Il n’est pas simplement un document pour chercher du financement. C’est aussi un outil de pilotage et de gestion. Donc, il doit être un point de repère pour le chef de projet ou d’entreprise et son équipe. En vous permettant de réaliser des ajustements, au vu de vos plans de bases. In fine, le business plan est la réponse aux principales questions qui se posent autour de votre projet. Alors il est judicieux de savoir, que le but essentiel d’un plan d’affaires est :

  • De formaliser et pouvoir communiquer sa vision stratégique, son modèle économique, et les ressources afin d’atteindre ses objectifs.
  • De convaincre rapidement les partenaires financiers, commerciaux ou industriels.
  • De piloter son projet, suivre son évolution, analyser les contours, bien définir votre stratégie, pour ensuite communiquer et motiver vos équipes.

NB : Une fois votre plan d’affaires bien établi, c’est votre capacité à communiquer et à présenter oralement votre projet, votre structure et son potentiel de croissance qui vous permettra de convaincre ou non les investisseurs et partenaires. Ainsi il y’à un proverbe chinois qui dit que : « la valeur d’un général réside  dans sa stratégie et sa feuille de route, et non dans son courage et sa seule volonté ».

Un bon plan d’affaires est en principe composé de six (6) piliers, lier l’un à l’autre et utilisable dans diverses situation. Ils sont :

  • L’execuitve Summary
  • Le descriptif de la société et de l’équipe (corporate presentation)
  • La description de l’offre
  • L’étude de marché
  • La stratégie
  • Le business plan financier

Ces 6 piliers doivent être dégagés et bâtis avant la rédaction complète de votre business plan.

L’EXECUTIVE SUMMARY

C’est le teaser de votre plan d’affaires, elle est une accroche qui déterminera si le lecteur se lancera dans la lecture de votre plan d’affaires ou non. L’une de ses particularités est qu’il se place toujours en début du plan d’affaires mais se rédige obligatoirement à la fin. Il doit permettre directement au lecteur de comprendre :

  • Le problème auquel votre projet résout et sa pertinence
  • Votre solution pour résoudre ce problème
  • Vos forces face à la concurrence
  • Votre modèle économique, c’est-à-dire comment allez-vous faire de l’argent
  • L’équipe dirigeante du projet
  • Vos résultats actuels (si c’est une entreprise qui marche déjà)
  • Vos résultats prévisionnels à 3 ou 5 ans
  • Vos besoins de financement (combien avez-vous besoin ?)

En fin, il présente les raisons de vous faire confiance et vos atouts essentiels. Retenez que ce n’est pas un résumé, mais une synthèse vendeuse de votre business plan.

LE DESCRIPTIF DE LA SOOCIETE

Il retrace l’historique du projet, le ou les fondateurs, le mode de gestion, le statut juridique, mais surtout l’équipe. En effet, j’ai lu dans un livre de gestion d’entreprise, que les investisseurs n’investissent pas sur un projet ou sur une entreprise ; mais sur une équipe, des Hommes compétents, qualifiés et efficaces.

  • La presentation de l’équipe

Presentation et expérience professionnel de chacun ; le rôle de chaque membre de l’équipe. Notez que la qualité de l’équipe joue un rôle prépondérant dans la décision d’accorder des financements. Du coup, il faut anticiper une éventuelle impression d’incompétence de la part de vos collaborateurs.

  • La genèse de l’idée

Comment est venue l’idée de ce projet ? Il pourrait s’agir à la suite d’un problème personnel, auquel vous voudrez trouver une solution, ou il pourrait s’agir d’une passion par rapport à un domaine ou pour une chose. Pa exemple : vous êtes passionné de chien comme animal de compagnie, à cet effet, vous bâtissez un projet de création de nourriture pour chien, ou d’accessoires pour chien etc. Ainsi, transformer votre projet en une aventure merveilleuse.

  • Le pourquoi de votre projet

Pourquoi ce projet et pas un autre ?

  • Vos atouts et votre motivation principale pour sa réussite

En fin, vous devez montrer la vision, les missions et les valeurs de cette entreprise.

DESCRIPTION DE L’OFFRE

Dans cette partie il s’agit fondamentalement de parvenir à exposer clairement les caractéristiques des produits et/ou des services que vous allez offrir. En plus l’exposé doit être clair, même si le domaine est purement technique. Car le lecteur ou l’investisseur n’est pas le plus souvent expert en la matière, dans ce secteur particulier de votre projet (définition des termes techniques dans un glossaire, schémas explicatifs etc.)

L’ETUDE DE MARCHE

Il s’agit en réalité d’une analyse approfondie de votre projet, surtout son environnement, qui permet de déterminer dans un premier temps la viabilité du projet, la justification de votre offre et de définir votre positionnement sur ce marché. Il est l’un des points névralgiques ! Parce que, c’est elle qui conditionnera la réussite ou l’échec de l’entrée de votre produit ou service sur le marché. Par conséquent, à défaut d’être un promoteur omniscient, vous devez minutieusement analyser chaque composante de votre marché, à savoir : vos concurrents, les produits, le besoin client, et l’environnement légal. L’on vous interrogera absolument sur tous ces sujets ! En effet, vous devez savoir que beaucoup d’entreprise ou de start-up disparaisse seulement dans les 3 premières années de leur création, par manque en générale d’une étude de marché efficace et sérieuse. Il peut aussi s’agir d’un produit et ou d’un service, qui ne trouve tout simplement pas d’acheteur sur le marché. Du coup, je vous conseille de vendre aux clients pas ce que vous voulez, mais ce que eux (les clients) veulent !

NB : analysez votre marché, les tendances, et l’analyse de la competition.* Montrez que vous connaissez votre marché. Par exemple : quelles sont les grandes tendances du marché : taille, croissance. *vous connaissez vos potentiels clients et vos bénéficiaires, et qu’ils ont besoin de vos produits/services. Par exemple : décrivez vos clients cibles (grand public, étudiants ou professionnels, géographie) ? *vous connaissez vos concurrents. Par exemple présentez les entreprises qui évolue dans le même domaine que vous : raison social, taille, chiffre d’affaires etc. *Montrez en quoi est-ce que vous êtes différents d’eux, et que vous offrez un produit ou service qui aura sa place parmi l’offre déjà existante sur votre marché.

STRATEGIE DE L’ENTREPRISE

Cette partie vous permet d’étayer les étapes clés pour l’atteinte de vos objectifs. Pour ce faire vous devez vous posez certaines questions :

  • Ou voulez-vous aller ? (vision du succès)
  • Quelle est votre stratégie pour y parvenir ?
  • En combien de temps (échéancier)

Par conséquent, vous devez faire apparaitre vos stratégies pour les moyens suivants :

  • La production et la sous-traitance
  • La distribution
  • Votre plan marketing
  • Votre plan de communication
  • Vos installations et équipements
  • Vos partenaires stratégiques
  • Vos fournisseurs
  • L’état d’avancement du projet (résultat, chiffre d’affaire…)

LE BUSINESS PLAN FINANCIER

C’est le nerf de votre plan d’affaires ! Cette partie sert à prouver la rentabilité de votre projet. Retenez que, c’est aussi la partie ou les investisseurs se focalisent le plus souvent. Le plan financier est la version chiffrée de votre stratégie ! À cet effet il doit obligatoirement comporter à son tour cinq (5) points :

  • Le compte de résultat
  • Le plan de financement
  • Le plan de trésorerie
  • Les indicateurs de rentabilité
  • Le bilan actif – passif

NB : vous devez impérativement montrer les états financiers prévisionnels de votre projet. Ainsi, pour établir votre plan financier vous pouvez utiliser l’outil gratuit en ligne « Fisy »

BUSINESS PLAN ET BUSINESS MODEL (quelle différence ?)

Vous devez comprendre que le Business Plan et le Business Model sont 2 choses différentes, l’un intégrant l’autre.

  • Le modèle économique répond à la question « comment gagner de l’argent ».
  • Le plan d’affaires est la déclinaison concrète, opérationnelle et chiffrée du business model. Il incarne la forme formelle d’un document de présentation de la stratégie de l’entreprise, de la vision de comment sera implémenté le business model, de sa situation financière future (bilan prévisionnel), et de l’activité (compte de résultat prévisionnel).

Dans l’ordre, l’entrepreneur commence un travail de réflexion, de diagnostic et de synthèse pour concevoir un business model. Ensuite, il basculera sur son business plan qui viendra valider le business model grâce à des hypothèses et des données chiffrées. Du coup, retenez que le Business Model est la vision stratégique de votre projet, et le Business plan est la vision opérationnelle de votre projet. En plus il existe plusieurs modèles économiques.

CONCLUSION

Le plan d’affaires est votre document essentiel et primordial, destiné à vous-même et vos parties prenantes. A cet effet :

  • La construction d’un plan d’affaires ne peut être menée que par les fondateurs dirigeants.
  • Il vous faut plusieurs semaines ou mois pour constituer votre plan d’affaires, il est susceptible à évoluer en permanence.
  • Il doit être succinct pour rester opérationnel (15 pages environs). En revanche ne vous limitez pas sur les annexes.
  • Démarrez toujours votre démarche par votre étude de marcher.

Ps : Ne partez jamais sur un papier blanc, cherchez toujours un exemple de business plan et l’adapter à votre projet.

source : Incubateur Bond’innov / Guide d’animation

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COMMENT VENDRE N’IMPORTE QUOI A N’IMPORTE QUI

TOUT EST VENTE”

Vendez-moi ce stylo

Maintenant quand il s’agit de vendre, quand il s’agit de boucler une vente il y’a tellement de technique et de méthode. Aujourd’hui je vais partager avec vous trois (3) secrets puissants que vous pouvez utiliser pour vendre n’importe quoi, à n’importe qui. Le tout premier secret est le suivant : comment transformer un produit qui est une marchandise, comment vendre un produit, comment vendre un service sur un marché qui est tant saturé ?

1. LES GENS ACHETENT EN FONCTION DES EMOTIONS ET ILS JUSTIFIENT AVEC LA LOGIQUE

Ce que vous devez comprendre, ce que les gens n’achètent pas à cause de la logique, les gens achètent à cause des émotions, et ils justifient ça avec la logique. J’aimerai que vous pensiez à quelque chose que vous voudriez acheter dans votre vie. Il pourrait s’agir d’une nouvelle voiture, ou d’une maison ; il pourrait s’agir de n’importe quoi. J’aimerai juste que vous imaginez çà. Une fois que vous avez çà dans la tête, j’aimerai que vous vous posiez cette question : pourquoi voulez-vous acheter çà ?, pourquoi voulez-vous acheter cet article en particulier ?, pourquoi voulez-vous posséder cet article, pourquoi ça ? Peut-être que c’est un nouveau costume qui vous va bien, peut-être que c’est une nouvelle robe, peut-être que c’est une nouvelle voiture, peut-être que c’est une nouvelle maison, peut-être que c’est des nouvelles vacances. Mais pourquoi l’achetez-vous ? J’aimerai que vous creusiez un peu plus profondément. Si vous regardez attentivement à travers les couches, je pense que vous réaliserez que vous achetez des émotions. Peut-être que vous achetez cet article à cause de la cupidité, vous voulez gagner de l’argent ou vous voulez économiser de l’argent.
Peut-être à cause de la générosité, en achetant cet article vous aiderez d’autres personnes. Avez-vous remarqué parfois qu’il y a des entreprises ou si vous achetez un article en particulier, elles donneront une certaine somme à des œuvres de bienfaisances. Peut-être que vous l’achetez à cause de la générosité, peut-être à cause de la honte, comme si je n’achète pas çà je vais avoir l’air idiot, ou peut-être que c’est à cause de la peur, comme si je n’achète pas çà je vais rater quelque chose, je ne veux pas rater çà. Peut-être que c’est une échappatoire, que de partir en vacance, que votre travail de 9 à 5 vous rend fou ; et que vous dites, oh mec j’ai besoin de temps libre. Peut-être que vous le faites et l’achetez à cause du besoin de vous en fuir. Quelques soient ses raisons, ce sont très souvent des raisons émotionnelles.
Alors vous achetez en raison de vos émotions et vous le justifier par la logique, du coup, pensez-y lorsque vous vendez quelque chose à quelqu’un. Vous ne parlez que de caractéristiques et d’avantages, qu’est-ce que cette chose fera pour vous ? Ou est-ce que vous appuyez sur ses buttons émotionnels ? Ne mettez pas votre produit en avant, ne vous contentez pas de mettre vos services en avant ; ne mettez pas en avant les caractéristiques, les avantages. Pensez quels sont les buttons émotionnels sur lesquels vous devez appuyer. C’est ce dont je vous parle, les gens achètent à cause des émotions, et ils justifient par la logique ; vous devez comprendre çà.

2. LES GENS N’ACHETENT PAS POUR RENTRER DANS QUELQUE CHOSE ILS ACHENTENT POUR SORTIR DE QUELQUE CHOSE

Cela signifie très souvent que les gens achètent quelque chose parce qu’ils ont un problème qu’ils veulent résoudre. Ils veulent acheter ce moyen pour résoudre se problème. Par exemple les gens n’achètent pas de perceuse, ils veulent un trou dans le mur. Donc, pour quelle chose les aider vous ?, quel problème aidez-vous à résoudre ?, quelle est cette chose que vous devez comprendre ? Du coup, le montant que vous gagnez est directement proportionnel à la profondeur à laquelle vous comprenez la douleur de votre marché. Je répète le montant que vous gagnez est en proportion direct par rapport à la profondeur à laquelle vous allez, et de votre compréhension de la douleur de votre marché.
Alors vous devez comprendre, quelles sont les douleurs que les gens ont, et comment les aider à les soulager. Pensez-y ! Et je vous dis, si vous voulez être capable de comprendre la douleur de votre marché ou de votre entourage, c’est de surpasser vos propres problèmes. En plus ne jugez pas, si vous jugez vous ne serez pas en mesure de réellement comprendre la souffrance de cette personne en face de vous.

3. LES GENS N’ACHETENT PAS DE PRODUIT NI DE SERVICE ILS ACHETENT DES HISTOIRES

Parce que lorsque il y a autant de choix sur le marché, sur internet, ou sur n’importe quels des produits de votre choix. Il y a des centaines et des centaines de choix, comment vous démarquez, comment ajoutez-vous des émotions à une marchandise, à un stylo. Par exemple quelle est la différence entre un stylo simple à 2 dollars, ou un Mont-Blanc à 800 dollars ; John F Kennedy édition limitée, stylo exclusif. Un stylo à 800 dollars, c’est le même stylo, il a les mêmes fonctions.
L’histoire ! Le récit du Président, je cite « je pense que nous sommes un excellent pays, mais nous pouvons être un meilleur pays ». Quand vous ajoutez une histoire à un article, tout d’un coup lorsque vous ajoutez le John F Kennedy, le récit du Président associé à une marque à un logo. Il y a dix (10) fois plus de valeurs, il est cent (100) fois plus précieux, il est trois cent (300) fois plus précieux ; ce stylo en particulier. Tout çà grâce à une histoire, il écrit de la même façon, avec un stylo à 2 dollars vous pouvez écrire aussi, mais c’est ça la différence. Alors pensez-y quelle est l’histoire, comment pouvez-vous injecter des histoires dans tout ce que vous faites ? Peut-être que c’est une histoire d’origine. Comment avez-vous commencé, pourquoi faites-vous ce que vous faites ?
In fine pour être un bon vendeur, il faut être vendu sur ce que vous devez vendre ; ce qui est logique en soit n’est pas forcement intuitif. Cela dit vous devez être persuadé que la meilleure manière d’aider la personne qui est en face de vous, c’est de lui vendre un de vos produits ou un de vos services. Surtout retenez que « un bon vendeur est un bon psychologue, et un bon psychologue est un bon vendeur ».

Manager

Je serai ravi de lire vos méthodes de vente en commentaire, si vous en avez bien sûr ! Par ailleurs je vous conseille la lecture du livre de Dale Carnegie « comment se faire des amis et influencer les autres ».

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